dimanche 5 février 2017

Lu et approuvé : Le monde de la fin de Ofir Touché Gafla


Le monde de la fin
de Ofir Touché Gafla
(467 pages - paru le 7 janvier 2015)
aux Éditions Actes Sud

Mon avis : un très joli et mirifique roman de fiction
5*

"Mais il y avait quelque chose qu'il avait toujours su.
La mort n'était pas la fin."


J'ai beaucoup aimé ce roman

- parce qu'il est présenté comme science fiction (bien qu'il ne soit pas question de vaisseau spatial ou de planètes aux noms bizarres) et parce qu'il correspondait à mon thème de lecture ce mois-ci : la fin du monde. D'accord il n'y a pas de catastrophe planétaire ou de virus dans ce roman mais il s'agit quand même d'une fin du monde : la fin du monde pour Ben, le personnage principal.

En effet, Ben perd son épouse Marianne, suite à un accident étrange, et pour lui son monde s'arrête. Le premier chapitre nous expliquera clairement la situation de Ben, et son chagrin immense. Pour y mettre un terme, il choisira de se donner la mort à la fin de ce premier chapitre car "... il y avait quelque chose qu'il avait toujours su. La mort n'était pas la fin." Et Ben est persuadé qu'il y a bien quelque chose après la mort, et il est sûr qu'il retrouvera Marianne dans l'autre monde : "le monde de la fin".

- il m'a rappelé un film de  1987 "made in heaven" (bienvenue au paradis) avec Kelly Mac Gillis. Le héros meurt suite à un accident et se retrouve au paradis. Il fait connaissance avec une belle jeune femme qui n'est jamais descendue sur terre. Ils vivent une histoire d'amour intense mais quand la jeune femme décide de vivre pour la première fois l'expérience de la terre en étant réincarnée dans un bébé, et en oubliant tout son passé vécu au paradis, le monde du jeune homme s'écroule. S'ensuit une quête pour retrouver son aimée. Il redescendra lui aussi sur terre, mais en ayant aussi tout oublier. Comment faire pour retrouver cet unique amour, cette âme soeur, que l'on croise une seule fois dans sa vie ?

- Ce livre est une oeuvre de fiction mais il est aussi beaucoup question d'amour. La vie de couple s'arrête-t-elle vraiment "jusqu'à ce que la mort nous sépare". Peut-on encore s'aimer après, si "après" il y a ? ou redevient-on libre d'aimer ? 

- Le roman est extrêmement bien écrit et structuré. En effet, on lit un chapitre sur Ben, et la quête de retrouver Marianne, et les chapitres alternés relatent les aventures d'autres personnages (même allégoriques). Tous ces personnages ont un lien les uns avec les autres. C'est un roman très riche et mirifique. L'univers proposé sort de ce que l'on connaît, les personnages sont vivants et ont une réelle identité. Même les arbres généalogiques sont vivants, gare à ceux qui voudraient leur arracher une branche dans le monde de la fin !!

Un livre que je vous conseille, car il est vraiment original !

 Lu et approuvé !



***

Présentation Editeur : 


Ben Mendelssohn gagne sa vie en imaginant des fins pour les auteurs en mal d'inspiration. C'est donc en connaisseur qu'il apprécie d'ordinaire les ultimes rebondissements et les finales inattendus. Mais, déformation professionnelle ou irréparable chagrin, il ne se résigne pas au décès absurde et prématuré de Marianne, sa femme. Persuadé qu'un autre dénouement est possible, il est prêt à tout pour la retrouver, même si cela signifie rejoindre l'au-delà. Une balle dans la tête plus tard, Ben se retrouve dans l'autre monde, où il découvre des villes étranges dans lesquelles les défunts de tous les temps vivent une seconde existence, et des forêts peuplées d'arbres de vie gardés par des hommes qui n'ont jamais vécu sur Terre. Mais aucune trace de Marianne. Il engage alors un détective privé, sans savoir que sa quête aura d'irréversibles conséquences dans le monde des vivants.

Tout à la fois roman de fantasy, polar métaphysique et fascinant mélodrame, Le Monde de la fin réinvente avec facétie et profondeur le grand épilogue de nos vies. 

Publié en 2005 en Israël, où il est rapidement devenu culte, l'ouvrage a remporté le prix Geffen dans la catégorie du meilleur roman fantasy/science-fiction en 2005 et le prix Kugel de littérature hébraïque en 2006.

samedi 28 janvier 2017

A paraître le 9 février 2017 : Élastique nègre de Stéphane Pair

Élastique nègre
de Stéphane Pair
À paraître le 9 février 2017
288 pages
(Éditions FleuveNoir / Editions12-21)


Mon avis : un premier roman original :
French Connection exotique 3 *


Ce roman est totalement surprenant, déroutant, et original. Je crois bien que je n'ai jamais lu un livre comme celui-ci.


Surprenant : par le style de l'auteur. Stéphane Pair est journaliste mais le côté professionnel ne transparaît aucunement dans ce roman. Sa plume est bavarde, le ton énergique et direct. Et l'histoire proposée est bien littéraire, chaque mot est délibérément choisi, les paragraphes touffus. 

Déroutant : par l'univers de ce roman. Préparez - vous à lire du créole, à plonger dans une atmosphère colorée, exotique, à déambuler dans des marchés aux fruits ou sur la plage, admirer les palétuviers, à humer des parfums de rhumerie ou des poulets boucanés qui se rappeleront à votre souvenir ... Dans ce roman se mêlent les femmes mais attention "aimer c'est exposer au pire", alors c'est compliqué, et puis il y a les dealers de drogue et leur fumerie de crack, les transports en bateau, l'oncle, le policier qui enquête sur le meurtre dans la mangrove... Cet univers est riche.

Original : car ce roman est riche de ses très nombreux personnages et Stéphane Pair use d'un langage différent pour chacun d'eux. La première phrase du roman m'a frappée : "Le cadavre il est entouré d'un sang pas tout à fait sec." Quelle entrée en matière ! Car matière il y a. On entre dans une atmosphère de French Connection antillaise mais l'on suit le destin des personnages, les chapitres s'alternant en fonction d'eux.

Sans doute je me suis perdue dans cette lecture... bien que je me sois très appliquée à lire très posément ce roman. Trop de personnages alternés, de scènes différentes, je ne parvenais plus à situer. Pourtant tous ces personnages finiront par se rencontrer. Cette richesse m'a étourdie, il m'a peut être manqué un peu plus de simplicité et d'émotion pour m'emporter complètement.

***



>>> Présentation de l'éditeur

Vieux-Bourg, Guadeloupe.
Sous la lune, le chasseur de crabes a vu progresser un groupe d'hommes dans la mangrove.
C'est là, dans les entrailles mêlées de la terre et des eaux, qu'on retrouve le corps d'une femme blanche. Qui était-elle ? Les rêves du lieutenant-colonel Gardé sont pleins d'amantes à la peau lisse et noire comme celle des boas. Il mène l'enquête sur le cadavre du canal des Rotours, mais se heurte au mutisme et à la méfiance. En tête des suspects, le jeune dealer Vegeta, cerveau du réseau local, roi parmi les chiens, consumé par une douleur secrète. Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n'a d'égale que l'obscure la bestialité qui sommeille au fond des hommes.

>>> Biographie de l'auteur


D'origine créole, Stéphane Pair est né en 1971 à Paris. Journaliste radio pour la chaine publique France Info:, il traite depuis près dix ans les faits divers, les questions de justice et de société. Elastique nègre est son premier roman.

samedi 21 janvier 2017

Thème de mes lectures de février : la Fin du Monde




Bonjour à tous !
Le thème principal que j'ai choisi pour mes lectures en février c'est :

La Fin du Monde

J'aime bien établir une ligne directrice dans mes lectures, enchaîner les genres, changer d'ambiance et de plumes.

Bien sûr je lirai aussi des livres en dehors de ce sujet, mais pour le moment voici ma sélection et je chroniquerai ceux qui sont Lus et Approuvés.

  • >> Un thriller : "Extinction" de Mathew Mather (FleuveNoir) qui divise les lecteurs sur ce black-out.

Et des sciences fictions dont :

  • "le monde de la fin" de Ofir Touché Gafla (Actes Sud).
Vous me direz quel rapport avec la fin du monde ce "monde de la fin" ??
Ben le personnage voit la fin de son monde quand sa bien aimée meurt subitement. Il décide de mettre fin à sa propre vie pour aller la rejoindre dans l'autre monde, ce monde de la fin où il est persuadé que tout recommencera. Mais rien ne se passera comme prévu... Vous pouvez lire ma chronique complète : ici

  •  "le syndrome Noah" de Michael Fenris (Éditions Prisma) qui m'a interpellé en librairie.
Après être descendu à la cave un soir où il passe une soirée comme les autres avec sa femme, Noah se retrouve seul. Tous les humains ont disparu... 

  • "Il nous reste le ciel Tome 1 : sous les cendres" roman d'anticipation de Chloé Bertrand (Bragelonne)
Jusqu'où pourront-ils aller alors que le monde s'effondre ? L'histoire de quatre jeunes qui ne pourront compter que sur eux-mêmes.

  • "Reset" de Brice Bigaré (Createspace Independant Amazon)
Le mal a envahi le monde et un seul homme semble le contrôler...

  • Une nouveauté, un thriller, à paraître en mars !!
Underground... Et si la menace ne venait pas de l'extérieur ??? Je vous en reparle très bientôt !


Voila j'espère que ces livres, dont les histoires diffèrent, me transporteront dans des univers hors des sentiers battus ! 

Je vous souhaite de belles lectures !

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QUATRIEMES DE COUVERTURES : 



Alors qu'une gigantesque tempête de neige s'abat sur Manhattan, Internet s'effondre, entraînant dans sa chute les infrastructures municipales : l'électricité, l'eau courante... Le black-out est total, les vivres viennent à manquer. Dehors, c'est la loi de la jungle, entre pillages et épidémies. On accuse les Chinois, les cyberpirates. La faim, le froid, la soif guettent à chaque corner – mais l'ennemi le plus redoutable partage sans doute votre palier...
Dans la résidence de Chelsea où, hier encore, les voisins se pressaient joyeusement autour d'un barbecue, confiance et solidarité s'érodent peu à peu. Mike Mitchell, jeune père et ingénieur aisé, sait que la menace peut surgir de partout. Aucune barricade ne peut garantir contre la trahison, l'égoïsme, la paranoïa... Sa vie, celle de sa femme et de son fils ne dépendent que de son jugement. À mesure que la communauté se disloque, l'extinction opère son effroyable sélection naturelle...

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Ben Mendelssohn gagne sa vie en imaginant des fins pour les auteurs en mal d'inspiration.
C'est donc en connaisseur qu'il apprécie d'ordinaire les ultimes rebondissements et les finales inattendus.
Mais, déformation professionnelle ou irréparable chagrin, il ne se résigne pas au décès absurde et prématuré de Marianne, sa femme. Persuadé qu'un autre dénouement est possible, il est prêt à tout pour la retrouver, même si cela signifie rejoindre l'au-delà. Une balle dans la tête plus tard, Ben se retrouve dans l'autre monde, où il découvre des villes étranges dans lesquelles les défunts de tous les temps vivent une seconde existence, et des forêts peuplées d'arbres de vie gardés par des hommes qui n'ont jamais vécu sur Terre. Mais aucune trace de Marianne. Il engage alors un détective privé, sans savoir que sa quête aura d'irréversibles conséquences dans le monde des vivants.
Tout à la fois roman de fantasy, polar métaphysique et fascinant mélodrame, Le Monde de la fin réinvente avec facétie et profondeur le grand épilogue de nos vies. Publié en 2005 en Israël, où il est rapidement devenu culte, l'ouvrage a remporté le prix Geffen dans la catégorie du meilleur roman fantasy/science-fiction en 2005 et le prix Kugel de littérature hébraïque en 2006.

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Noah Gibson est un citoyen américain anonyme issu de la middle class. Heureux avec Suzanne qui partage sa vie, il mène une existence tranquille, dans une maison des quartiers populaires de New York, entre son métier de banquier et les petits dîners entre amis. Ce soir-là, Suzanne a décidé de faire un barbecue et Noah descend en maugréant dans la cave pour le chercher. Alors qu'il farfouille dans la pénombre, un sifflement suraigu enfle soudain et une onde de chaleur incandescente le traverse.
Quand Noah reprend connaissance, tout le monde a disparu. Là où se trouvaient les passants ne restent que leurs vêtements, tombés au sol en petits tas. Les voitures sont embouties moteur allumé, les télés continuent de brailler, mais il n'y a plus personne. Noah est seul au monde !
Paniqué, il refuse d'y croire et se barricade chez lui en attendant les secours. Pourtant il va falloir qu'il s'organise s'il veut survivre. Curieusement, les hommes se sont volatilisés mais des animaux sont encore vivants. Noah aurait-il un nom prédestiné ? Pourquoi lui et pas un autre ? Un monde tout nouveau l'attend...

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 Jusqu’où pourront-ils aller alors que le monde s’effondre sous leurs pas ?

Un roman d’anticipation sans concession, qui nous fait vivre la réalité d’une catastrophe écologique d’ampleur internationale de l’intérieur, par les yeux de quatre jeunes qui ne pourront compter que sur eux-mêmes pour s’en sortir.

Ils s’appellent Kiran, Matthew, Tobias et Charly.
Ils ont quatorze, vingt, dix et seize ans.
Ils vivent en Inde, en Australie et dans l’Utah.
Ce sont des enfants du même monde, un monde où soudain, tout va mal. Tornades, tsunamis, inondations – le dérèglement climatique brutal est à la hauteur de l’inconscience qui l’a précédé, et les conséquences sont cataclysmiques.
Pris dans la tourmente et livrés à eux-mêmes, tous les quatre vont se lancer dans une longue errance, fuyant territoires hostiles et folie humaine, à la recherche de leur famille, de lieux plus sûrs et, par-dessus tout, de l’espoir qu’une vie heureuse est encore possible, quelque part.

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XXème siècle. Un mal mystérieux ravage une petite ville d'Afrique du Sud : l'Homme la contrôle. XXIème siècle. Le mal ressurgit sur le monde : un seul homme a le contrôle, et ce n’est peut-être pas pour notre bien...

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vendredi 20 janvier 2017

Bilan de mes lectures de janvier


Voila !

J'ai terminé mes premières lectures de Janvier, celles qui étaient programmées.


Deux romans sortent du lot selon moi pour leur qualité d'écriture, le travail de leurs auteures (qui sont auto-éditées).  Ces romans ont eu mes 5* :

  • "l'ex" de Gina Dimitri ce roman est déjanté et jubilatoire. Un thriller gore et comique. D'une grande originalité, vraiment ! Chronique 5* complète ici

  • "Alice chevauche la tempête" de Élyssa Bejaoui, un conte moderne et poétique, une histoire très bien écrite. Chronique 5* complète ici

  • Ensuite il y a "la veuve" de Fiona Barton qui livre un véritable labyrinthe psychologique et un suspens 4*. Édité chez Fleuve. Chronique complète ici

  • Enfin je viens d'attribuer 3* à "quand je serai partie" de Emily Bleeker. Une histoire qui s'avère originale mais trop platonique (et plate ?) à mon goût et qui manque de passion. Peut-être qu'il saura plaire à d'autres lecteurs. A paraître le 21 février prochain chez Amazon Crossing.Chronique complète ici

Et maintenant ? Je continue la lecture d'une écrivaine. J'ai déjà lu la moitié de "après toi" de Jojo Moyes qui est la suite de "Avant toi". J'ai pu aussi voir entre les deux lectures le film avec Emilia Clark (actrice de Game of Thrones). Elle interprète Louisa à la perfection. Le second opus est aussi intéressant puisqu'il traite de la façon de faire son deuil. Comment continuer à vivre et trouver goût à la vie quand l'être aimé est parti.
Mais je lis aussi un autre titre, un premier roman à paraître en février. 


A très vite. De belles lectures à tous ! 




jeudi 19 janvier 2017

A paraître le 21 février : Quand je serai partie - Emily Bleeker

Quand je serai partie
de Emily Bleeker
Titre original : when I'm gone
A paraître le 21 février 2017
(438 pages - Amazon Crossing)

Mon avis : un roman platonique
3*

Le titre "quand je serai partie" est évocateur. Il sous-entend qu'une fois l'héroïne partie, ce ne sera pas terminé. Il se passera quelque chose. Elle laissera un souvenir, des traces ou plus ? Ce titre s'annonce comme une promesse.

> ce que j'ai aimé :


C'est un sacré défi de baser l'histoire de son roman sur une femme décédée d'un cancer qui envoie des lettres post-mortem à son mari. Et c'est ce qui m'a intriguée en lisant la présentation de l'Editeur. La première question qui vient à l'esprit c'est "qui poste les lettres ? " et dans quel but ? 

A l'heure des réseaux sociaux, il nous est possible de laisser des vidéos, des messages à nos proches une fois que nous serons partis, un concept moderne intéressant, une façon pour nous de rester encore un peu avec nos proches, de prolonger notre vie. L'épouse du roman utilise les services postaux et un complice pour envoyer les lettres à son mari. L'atmosphère est mystérieuse.

Les développements de l'histoire autour de ces courriers sont intéressants.
Secrets, mensonges, trahisons, non-dits... Le mari va de surprise en surprise et se livrer à une véritable enquête pour démêler cette histoire, taire ses doutes, et révéler la vérité. Autant dire que sa phase de deuil ne sera pas de tout repos.

Je n'en dis pas plus pour ne pas dévoiler ce roman qui est pour moi assez platonique : il se passe autour de l'absente (l'épouse Nathalie) qui est finalement très présente dans ce roman. Le mari devient un personnage secondaire.
Si cette relation n'est plus charnelle mais basée sur le souvenir que le mari a de Nathalie, progressivement le souvenir de cet amour se transformera en interrogation : a-t-il vraiment connu sa femme ?

> J'ai moins aimé :


Trop de longueurs à mon goût (438 pages quand même) qui ont nui au rythme de ce roman. Certains paragraphes de la vie quotidienne sont sans intérêt même s'ils cherchent à mettre en avant comment vit la famille ou le mari en l'absence de Nathalie. 

L'absence de passion. J'aurais aimé plus de réactions émotives dans les sentiments face au deuil, face aux mensonges, à la souffrance du mari, les événements auraient eu plus de peps et un côté dramatique non négligeable... Seul l'aspect médical (la chimiothérapie) relève l'ensemble pour lui donner une note tragique.

En conclusion : Je suis restée spectatrice de cette histoire trop platonique, certes intéressante, je n'ai pas été charmée par le style de l'auteur, je fus trop détachée pour être émue. J'attribue la note moyenne de 3*.




***


Présentation de l'éditeur

« Mon amour, avant tout, je dois te dire que je t'aime (…), je n'ai pas choisi de vous quitter. »
Alors qu’il rentre chez lui après avoir enterré Natalie, la femme de sa vie et la mère de ses trois enfants, Luke Richardson trouve sur le sol de l’entrée une enveloppe bleue sur laquelle son nom est inscrit, d’une écriture qu’il connaît bien : celle de son épouse disparue.
Bouleversé, il découvre une lettre de Natalie, rédigée le jour de sa première séance de chimiothérapie près d’un an auparavant. C’est le début d’une longue correspondance unilatérale, qui conduit progressivement Luke à découvrir des secrets trop longtemps enfouis. Tourmenté par les lettres de son épouse, obsédé par le besoin de découvrir qui les envoie, Luke en vient progressivement à remettre en question son mariage et sa famille.
Parviendra-t-il, au-delà de la peine et de la souffrance, à envisager un avenir où l’amour subsiste envers et contre tout ? Est-il trop tard pour tenir ses promesses quand la personne qu’on aime a disparu ?

Biographie de l'auteur

Emily Bleeker, ex-enseignante, s’est découvert une passion pour l’écriture après avoir présenté un atelier d’écriture à ses élèves. Tout un monde de personnages aux histoires palpitantes a bientôt vu le jour dans son imagination. Il lui a fallu se battre contre un type de cancer très rare pour trouver le courage de partager son univers intérieur avec le reste du monde.
Emily vit dans la banlieue de Chicago avec son mari et leurs quatre enfants. Quand elle n’écrit pas et ne s’occupe pas d’eux, elle apprend à jouer de la guitare (du moins, elle essaye), chante (à tue-tête) à l’unisson de la radio et s’adonne à sa nouvelle passion : le footing.
Suivez-la sur sur son blog www.emilybleeker.com 
Je remercie l'Editeur Amazon Crossing qui m'a fait découvrir ce roman dans le cadre du partenariat avec Netgalley.

Lu et approuvé : Alice chevauche la tempête de Élyssa Bejaoui


Alice chevauche la tempête
de Élyssa Bejaoui 
Paru le 21 juin 2016 - 456 pages
(Createspace Independant Amazon)
Formats : broché et numérique

Mon avis : un conte moderne et poétique
5*

J'ai beaucoup aimé ce roman, sa théâtralité et sa poésie

Déjà, sa très belle couverture de conte vous invite à ce voyage avec Alice (dont le prénom nous rappelle immanquablement celle au pays des merveilles).
Ce personnage principal, Alice, devient finalement essentiel et charismatique pour le lecteur. 

Les pages défilent pour établir l'état des lieux de la vie d'Alice, la vacuité qui tient cette immense place dans sa vie pour devenir un personnage fantasmagorique.
Ce roman contemporain (et presque fantastique) est troublant, émouvant, on se laisse aller à la volupté de ce conte. On est en suspens avec Alice. Dans le vide, la vacuité ? Non, dans une histoire riche de personnages si réels et pourtant ils entretiennent un mystère. Dans un monde de questions et de devenirs, de manques et d'absences, de sentiments... C'est tendre... et tout en contradiction. Alice est cartésienne et semble ne plus rien attendre de la vie, des autres, et même de soi. Et finalement elle attend tout. 

L'écriture d'Elyssa Bejaoui est vraiment belle et délicate, les subjonctifs (imparfaits à la perfection) et autres beautés littéraires se fondent sans peine dans un roman au rythme très vivant. Élyssa Bejaoui est douée pour la Poésie (c'est-à-dire de combiner les sonorités, les rythmes, les mots pour évoquer des images, suggérer des sensations, des émotions). C'est son premier roman. Étonnant et envoutant. 

Lu et approuvé !

****


>>> Présentation de l'éditeur


À trente-huit ans, Alice, cadre supérieure dans une grande entreprise, s'interroge encore sur le sens de la vie. Son existence pourrait se dérouler ainsi, dans la routine anesthésiante de ses réunions professionnelles et familiales.
Mais Alice est énergique, indépendante, et forte.
Elle se jette dans la bataille, prête à son travail une importance qu'il n'a pas, s'émeut de la tristesse de ses liens familiaux, continue de séduire et de vouloir aimer.
Jusqu'au jour où, dans une salle obscure, auprès de l'un de ses amants, Alice visionne un film dont elle est la vedette...
Un roman captivant et romantique, entre quotidien, difficulté d'être, humour et rédemption.

>>>> Biographie de l'auteur


Née en 1980, ingénieure de formation, passionnée de théâtre et de cinéma, Elyssa Bejaoui parle beaucoup toute seule.
Devant son miroir, ou ses fourneaux.
Dans sa voiture. (Et même, dans la rue. Chut.)
Les mots doivent sortir.
Peut-être cela tient-il à son état d'enfant unique ?
Il faut bien s'occuper ? Ou bien à ce besoin, celui de répéter. Ou bien à ce plaisir, celui de raconter.
"Alice chevauche la tempête" est son premier roman. Rejoignez sa petite fabrique de livres sur Facebook: https://www.facebook.com/elyssabejaouifabrique/

mercredi 4 janvier 2017

Lu et approuvé : Une Ex de Gina Dimitri

Une ex
de Gina Dimitri
Paru le 19 octobre 2016
195 pages
(Createspace Independant Amazon)
Disponible Broché et numérique


Mon avis : un thriller déjanté !
5*

Elle est pas belle cette couverture ? Amateurs de thrillers succombez à la tentation en lisant ce roman génial de Gina Dimitri.

Pourquoi ? 

Ecrire un bon thriller, voire très très bon, n'est pas à la portée de tous. Ménager un suspens et articuler les rebondissements de façon brillante non plus. 
Le ton est rythmé tel un métronome, les paragraphes sont travaillés, les phrases claquent, chaque propos se justifie y compris les touches psychiatriques, le tout donne un roman dynamique et cohérent. Une partition harmonieuse.
Et de plus, distiller cet humour décapant, entre deux faits bien gores et ignobles... j'ai rarement vu tout ça dans un seul roman !

Le lecteur est emporté dès la table des matières qui met l'eau à la bouche.

Et la suite... ! Eh bien vous oscillez entre les "beuark" de dégoût, les "ouh-ouh-ouh" parce que vous pouffez, et... les éclats de rire francs ! Votre entourage risque de vous prendre au mieux pour un fou (ou une folle) car il est impossible de ne pas réagir à la belle folie de Gina Dimitri, à la vivacité de sa plume et de son esprit éclairé (j'ai pas dit allumé hein... quoique...)
Bref, vous devrez sûrement expliquer à vos proches votre comportement suspect et leur expliquer que c'est de la faute à un thriller drôle.

Gina Dimitri possède (ce verbe est volontairement choisi) : l'art de la description, la justesse pour évoquer le macabre, et l'art de la comparaison ce qui donne des scènes et des reparties d'une drôlerie mémorable... 

Mais il y a aussi de la passion dans ce roman, au sens premier (latin "passio") de "souffrir" et l'auteur se pose en véritable chef d'orchestre pour nous en transmettre l'émotion. Je fus surprise et je suis incontestablement charmée.

J'ai adoré l'histoire : un interrogatoire d'une Ex accusée de meurtre qui donne un huis clos totalement barré et un plaisir intense. D'où ma note maximale de 5* attribuée rarement (*). C'est mon coup de coeur en ce début de janvier.

Un seul vrai regret : on en redemande encore, on en voudrait plus, plus de pages. Que cela ne s'arrête pas. Elle peut le faire. Même une série façon Dexter-mais-en-drôle et en 500 épisodes je dis ouiiiiiiii. Quel pied ce serait !!!! 

J'attends avec impatience le prochain roman de Gina Dimitri. Un nom à retenir.

Lu et adoré.

*****

Gina Dimitri a écrit deux autres romans "insoumission" en 2016 et "les cendres des roses mortes" en 2015. L'auteure est présente et réactive sur Facebook : ici



(*) Je peux attribuer la note maximale même si je relève des petites erreurs.
Je n'ai pas tenu compte de petites coquilles rencontrées ou des manques car ça ne fait pas partie de ma notation et de mes critères qui sont : originalité / style et plume de l'auteur / histoire et rythme / personnages.